Le refus d’obéissance est l’une des attitudes les plus perturbantes, frustrantes,  énervantes, vexantes et déconcertantes dans l’éducation des enfants. N’est-ce pas?

Il y a deux types de désobéissances: Lorsqu’il

  • refuse de faire qqchose que vous lui demandez.

  • fait quelque chose qui est interdit.

Ce moment de désobéissance on le redoute tous et on est souvent pris de court quand il nous dit “non” ou lorsqu’il nous tient tête. Soyez rassurés… Chaque parent passe par cette phase, et chaque parent doit apprendre à gérer ces désobéissances. Vous n’êtes pas seuls. Certes, certaines enfants sont plus “turbulents” et donnent plus de fil à retordre à leurs parents. Mais, vous n’êtes pas seuls.

Etre parent est synonyme de formation continue et d’apprentissage quotidien. Qui dit apprentissage quotidien dit aussi erreur fréquentes. Et nous stigmatisons l’erreurs alors qu’on peut vraiment apprendre de grandes leçons de nos erreurs. De plus, nous faisons des erreurs tous les jours.
Avant d’entrer dans le vive du sujet, voici quelques questions qui ont comme unique objectif de faire quelques réglages avant d’aborder la désobéissance. Le problème ne vient pas toujours de nous, mais autant commencer par un travail sur soi de “formation continue” en répondant à cette liste de questions.

  • Avez vous été trop strictes dans certaines limites fixés pour votre enfant?

  • Avez vous pensé à votre bien être avant le sien dans les limites fixés?

  • Avez vous voulu “copier-coller” un modèle parental, peut-être celui que vous avez hérités?

  • Etes vous vexables, vexés, fatigués quand les moments de désobéissances viennent?

  • Arrivez-vous à prendre du recul lorsqu’il vous répond “non”?

  • Avez-vous été cohérents lorsque vous avez fixé une limite? ( Càdire: la faire respecter toujours! ex….. )

  • Vos enfants rigolent-ils alors que vous vous énervez suite à leurs refus d’obéissance?

On prend souvent le temps pour répondre à ce questionnaire pour identifier la source de la désobéissance de nos enfants. Il est tentant de s’attaquer aux symptomes de la maladie et non à la maladie elle même. L’objectif est d’aller traiter le problème en profondeur.

Les enfants et ados se plaisent à contourner les limites, et les franchir. C’est ce que l’on appelle la désobéissance. Et cela nous vexe au plus profond de nous, surtout quand il devrait obéir depuis bien longtemps. Il y a deux pièges a éviter:

  1. Le laxisme… Le laisser faire tout ce qu’il veut et il désobéira davantage mais sans frustration générée car on ne pose pas de limites. C’est un vrai danger!

  2. L’autre est l’hyper obéissance: Le légalisme. Un enfant plus qu’obéissant n’est pas un enfant idéal. Il cherche à être parfait partout, et ne se laisse aucune erreurs. Nous sommes souvent à la source de ce problème.

Alors je fais quoi, concrêtement quand mon enfant me désobéit?

Voici quelques conseils:

  • lui expliquer la règle/limite et lui dire que vous serez cohérents lorsqu’il désobéit (et cohérent à 100%).

  • lui réexpliquer la règle/limite lorsqu’il désobéit pour qu’il comprenne ce qui ne va pas.

  • ne pas crier.

  • ne pas le secouer.

  • ne pas le dévaloriser.

  • rester ferme.
  • être doux dans la fermeté.
  • ne pas le comparer à un autre membre de la famille.

  • lui demander pardon quand vous n’avez pas été cohérent avec lui/son frère/soeur.

  • connaitre ses enfants et être constructif dans la sanction/punition/solution selon leurs tempéraments.

  • adapter sa réaction avec l’âge de l’enfant.

  • lui faire verbaliser ce qu’il a fait de mal (s’il peut parler).

  • ne multipliez pas les paroles mais utilisez un seul mot: “chaussures”.(s’il doit mettre ses chaussures)

  • donnez un choix entre deux options lorsque l’obéissance semble difficile.

  • laissez un petit mot écrit lorsqu’il a désobéit. Ceci est parfait pour les ados.

  • remerciez le et félicitez le dès qu’il obéit!

  • soyez factuel: “ton verre est encore plein”.

  • mettez-vous à sa hauteur et parlez-lui calmement.

  • ne criez pas d’une autre pièce pour le reprendre.

  • ne négociez pas si vous avez été clairs sur ce qui est attendu.

  • soyez patients. Ils n’ont pas le sens des responsabiltés aussi développé que nous, ce sont des enfants. Leur cortex frontal est toujours en développement. Donc patience!

  • ils n’ont pas le même sens des priorité que nous.

  • ils ne se sentent pas connectés à nous dans certaines situations, donc désobéissent.

  • beaucoup de désobéissance peut-être synonyme d’abandon de leur part: “ils lachent prise“.

  • ils sont humain. Ce ne sont pas des robots, ils vont désobéir.

  • regardez les dans les yeux sans froncer les sourcils.

  • ne parlez pas en même temps que vos gestes.

  • restez factuels sur les évènements.

  • si crise de nerfs, reglez le pb au calme. Mais ne pas oublier de le regler!

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